Nos réponses à Diois en Avant

Afin d’éclairer les 595 Dioises et Diois qui ont voté pour la liste d’Alain Maurice au premier tour, Diois en Avant nous a adressé un questionnaire.
Nous publions ci-dessous nos réponses, ainsi que celles de la liste Unis pour Die et remercions Diois en Avant de contribuer ainsi au débat d’entre deux tours. Nous continuons à appeler de nos vœux un débat entre Marylène Moucheron et Philippe Méjean, que Rdwa est prêt à organiser. Nous serions d’accord pour que Diois en Avant puisse être associé à ce débat, en ayant la possibilité de poser ces questions, ou des questions supplémentaires.

Voici le questionnaire et nos réponses. Celles d’Unis pour Die sont jointes à cet article en fin de message.

Élection municipale ville de Die – 2nd tour dimanche 22 mars 2026
A l’attention de Marylène MOUCHERON (Unis pour Die) et de Philippe MEJEAN (Vivre ensemble à Die)

595 électeurs ont voté dimanche 15 mars pour notre liste Diois en avant, et par conséquent, pour les propositions que nous avons portées au cours de cette campagne.
Avec le retrait de notre candidature pour ce second tour, il nous paraît important d’éclairer ces électeurs qui nous ont fait confiance, sur les intentions des deux listes en présence dimanche prochain, en ce qui concerne le devenir de nos propositions.
Aussi, en dehors du sujet de l’hôpital et des DSP pour la culture où nous avons noté des avis bien tranchés de votre part, voici ci-dessous les questions que nous vous posons. Vos réponses ou absence de réponse seront publiées par nos soins ce jeudi soir 19 mars, et permettront aux électeurs qui nous ont fait confiance d’être éclairés sur votre niveau d’intégration de nos projets dans votre mandat, dans la mesure où vous avez tous deux affiché votre volonté de dialogue et d’écoute et d’être ouvert dans une démocratie participative que vous appelez de vos vœux :

1) L’actualité à Annecy nous rattrape avec ce tragique accident en bordure d’une école : un véhicule a percuté plusieurs enfants à hauteur d’une école primaire. En un instant la vie de plusieurs familles est bouleversée, meurtri. Le déplacement de l’école de Chabestan bordée par la déviation de Die est un sujet prioritaire de notre point de vue. Votre position pourrait-elle évoluer pour une reconstruction neuve sur un autre site ? Quelles mesures concrètes prendrait vous en attendant pour sécuriser les abords de l’école Chabestan afin qu’un tel drame ne survienne pas à Die ?
Nous sommes profondément marqué·es par ce tragique accident, et nous pensons avec émotion aux parents et au proches de la jeune victime, ainsi qu’à tous les élèves et enseignant·es de cette école.
L’accident s’est produit il y a quelques heures à peine, et il faudra à l’évidence de longues semaines pour comprendre ce qui s’est passé.
Si nous pouvions matérialiser une minute de silence sur un questionnaire, nous le ferions donc ici.
La sécurité des Dioises et des Diois, en particulier des plus jeunes, est évidemment au cœur de nos préoccupations et de notre programme. Mais les obsèques du petit garçon n’ont même pas encore eu lieu : l’heure est au recueillement. Nous souhaitons respecter le temps du deuil et disons avec gravité et émotion que nous ne souhaitons ni instrumentaliser ni polémiquer autour d’un tel drame.
Notre position sur Chabestan et ses accès est en fin de questionnaire.

2) Quel terrain allez-vous proposer au département pour la reconstruction à neuf de la caserne de pompier ?
Nous avons rencontré les pompiers en cours de campagne électorale et avons entendu leurs demandes et leur préférence pour un site à l’Est de la ville, chemin des Chanoinies. Nous prendrons le temps de la concertation avec eux, pour évaluer au mieux leurs besoins et réfléchir à la meilleure des solutions.
Comme pour l’hôpital, nous ne souhaitons pas uniquement penser en terme de bâtiment, mais de contenu : nous souhaitons soutenir les pompiers, en particulier dans leur recherche de volontaires, dont les effectifs sont malheureusement trop serrés. Nous pouvons par exemple aider à susciter des vocations auprès des plus jeunes, en organisant des temps de rencontre entre pompiers et jeunes Diois·es. Nous mettrons systématiquement dans les annonces de recrutement de la mairie la possibilité de signer des conventions de mise à disposition de pompiers volontaires. Nous pensons enfin que les emplois du temps de certains postes pourraient être aménagés pour libérer des pompiers volontaires aux heures où ils sont nécessaires aux interventions.

3) En dehors de la rénovation des logements du centre-ville, dans quel quartier et sur quel terrain allez-vous permettre la construction de logements neufs, notamment si il n’est plus possible de construire à Chanqueyras du fait de la promesse de vente signée le 11 mars par la ville et le centre hospitalier ?
Nous constatons que vous reconnaissez à demi-mot, pour la première fois, que la promesse de vente change la donne pour ce qui est de l’implantation de l’hôpital. La signature de la promesse de vente marque en effet une étape décisive dans le projet de construction d’hôpital à Chanqueyras.
Le terrain de La Chargière permet de construire de nombreux logements. Une fois le nouvel hôpital construit, la friche de l’ancien hôpital permettra également la construction de logements. Il restera également de la place sur Chanqueyras. Et nombre de quartiers de Die peuvent être densifiés. De grands logements sont actuellement occupés par une ou deux personnes. Certains pourront être recoupés au fil des cessions. Enfin, pour le neuf, nous accompagnerons la construction du foyer de jeunes travailleurs pour 25 à 30 places.
Surtout, nous souhaitons insister sur la réhabilitation et la rénovation énergétique du centre-ville : les logements mal isolés, voire insalubres, y sont nombreux. L’OPAH en cours atteindra son objectif de rénovation de 120 logements. Il restera malheureusement encore à faire. Nous proposerons de la prolonger et de l’étendre à des quartiers voisins pour 60 à 100 logements supplémentaires, dont certains sont actuellement inoccupés et ne peuvent être loués, en tant que passoires énergétiques.
Nous avons en revanche annoncé notre souhait de stopper le projet d’aménagement de nouveaux logements au hameau de Plas.

4) Permettrez-vous aux investisseurs intéressés pour réaliser un centre de bain thermo-résineux à Die de construire cet établissement et si oui sur quel terrain que vous rendrez disponible ?
Une fois élu·es, nous rencontrerons toutes celles et tous ceux qui souhaitent investir dans le Diois. Nous avons lu avec attention vos propositions sur ce sujet. Nous sommes prêts à en rediscuter. Nous avons besoin de mieux connaître leurs besoins et leurs projets avant tout (cf. notre réponse à la question suivante). Mais du foncier est disponible dès maintenant et la construction de l’hôpital laissera un site à réhabiliter, connecté au centre-ville. Nous organiserons une large concertation citoyenne pour décider ensemble du devenir de cette friche.
Nous travaillerons également avec l’ensemble des entreprises locales qui ont des projets de développement.
Nous serons très vigilants à ce que de tels projets, séduisants sur le papier, ne rendent plus difficile la possibilité pour celles et ceux qui vivent au quotidien à Die et sur le territoire de se loger. En particulier si le positionnement de ce projet était sur un tourisme « de luxe » : les équipements de luxe se font trop souvent au détriment de la population locale, sans que les effets sur l’emploi ou l’activité économique ne soit visibles.

5) Soutiendrez-vous la relance de la filière Gemmage (extraction de la résine de pins) et mettrez-vous à disposition de cette filière nouvelle créatrice d’emplois, des domaines forestiers appartenant à la ville ?
La récolte de résine par la technique du gemmage ne peut concerner que des pins. Les bains thermo-résineux du siècle passé étaient approvisionnés à partir de résine de Pins à crochets (Pinus uncinata), qui ne sont pas présents dans la forêt communale de Die. Le Pin sylvestre est également susceptible de fournir de la résine. Celui-ci n’est présent que sur des surfaces très limitées et peu accessibles en amont de Valcroissant, entre le col du Ménil et la fontaine de Juillet. Cette situation rend la faisabilité technique d’un tel projet très aléatoire. Ce secteur est par ailleurs classé au titre d’un zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF de type 1).

6) Dans quel quartier comptez-vous créer une résidence seniors et pouvez-vous préciser le nombre de chambres/appartements et le coût des loyers ?
Nous accompagnerons la création de logements pour seniors sous des formes diversifiées, majoritairement en centre ville pour le redynamiser et faciliter les échanges sociaux, l’accès aux commerces, services et activités. Des logements individuels pourront être créés via l’OPAH, une résidence pourrait être étudiée dans de grandes maisons de centre-ville ou dans la future friche hospitalière. Nous y prévoiront du parking résidentiel.

7) Le niveau d’endettement de plus de 1000 euro par Diois qui limite fortement la capacité d’investissement à venir. Par ailleurs la chute du niveau de l’autofinancement réduit considérablement les possibilités d’investir sur le prochain mandat. Dans ce contexte quelles solutions proposez-vous pour faire revenir un autofinancement à hauteur de 1 million d’euros par an pour pouvoir continuer à investir 12 millions sur le mandat ? préciser ce que chacune de vos mesures envisagées permettra d’augmenter l’autofinancement de la ville.
La ville de Die a longtemps souffert d’un déficit d’entretien de ses équipements, notamment sur les 2 mandats qui ont précédé le mandat actuel, mandats auxquels a participé Madame Moucheron. La chambre régionale des comptes avait d’ailleurs relevé l’absence de programmation pluriannuelle d’investissement dans son rapport d’analyse du mandat de Mr Trémolet. A ne pas changer les tuiles du musée, on a dû changer le toit. A ne pas investir, on s’endette ! Du fait de cette longue absence de programmation des rénovations des bâtiments, la municipalité actuelle a souhaité programmer mais elle a été rattrapée par la gestion des urgences : réparation du musée, programmation de travaux sous peine de fermeture pour le théâtre et l école. Elle a dû décider une hausse fiscale qui remettra la capacité d’autofinancement annuelle à hauteur de 1000€ sous réserve de maîtrise des dépenses de fonctionnement. C’est ce que nous ferons, notamment en regroupant des activités sur Chabestan afin d’arrêter les dépenses d’énergie et d’entretien déraisonnables sur des bâtiments vétustes peu occupés.

8) Les emplois  dans la ville de Die dépendent en grande partie du tourisme, du service public et de l’agriculture : comment comptez-vous soutenir ces activités ?
Le tourisme représente environ 30 % des emplois, directs ou indirects du Diois. Les hébergements sont montés en gamme ces dernières années. Ils peuvent désormais accueillir sur les ailes de saison. Il faut donc créer des animations et évènements pour muscler la fréquentation à ces moments-là, d’autant plus que la fréquentation au pic de saison d’été risque d’être de plus en plus affectée par le manque d’eau dans la rivière et les canicules comme en 2022 et 2023. Nous proposons donc de prolonger la voie cyclable « Vélodrôme » jusqu’aux sources de la Drôme pour, comme dans l’Eyrieux, bénéficier d’une fréquentation importante d’un tourisme doux, du printemps à l’automne.
Nous défendrons comme toujours les services publics et notamment ceux de la ville et de l’intercommunalité.
Pour l’agriculture, nous aiderons la viticulture à dépasser la crise actuelle. Elle est profonde, mais notre terroir est riche et une diversification nous semble possible tant sur le plan viticole que sur d’autres production de qualité, souvent en bio. Nous devons surtout continuer à construire et afficher un territoire accueillant, apaisé, innovant qui attire des populations variées à l’année ou comme touristes. Autant de personnes qui consommeront local. La mairie montrera l’«exemple en renforçant les achats bio et locaux pour sa cantine. Nous accompagnerons également la création d’une foncière locale et de fonds d’investissement éthique locaux permettant de développer de nouvelles activités.

À propos de Chabestan et des accès sécurisés à l’école:

  • Tout d’abord, nous souhaitons reconstruire les équipements de Chabestan sur place pour trois raisons :
    C’est moins coûteux que du neuf et cela libère des crédits pour réaliser d’autres équipements attendus par les Dioises et les Diois, comme une seconde salle de cinéma qui permettra d’élargir l’offre de films, notamment plus grand public.
  • Grâce à la mutualisation, c’est offrir des locaux de qualité pour de nombreuses activités associatives qui aujourd’hui en manquent : reloger l’école de musique. Cela permet là aussi de faire des économies en libérant des locaux actuellement coûteux pour la ville. Ils pourront servir pour du logement ou des activités économiques.
  • C’est garder l’école et ces activités près du centre ville et donc permettre aux parents, enfants et usagers des salles de passer prendre sur le retour une pâtisserie, un verre, faire une course au centre.
  • Nous ferons cela en améliorant l’accessibilité et la sécurité du site : notre projet de rénovation de l’espace Chabestan inclut l’étude de la construction d’une passerelle qui permettrait de franchir le boulevard du ballon, au niveau de la salle polyvalente et de descendre ensuite par un ascenseur aux différents niveaux de la nouvelle salle et sur l’esplanade du city-stade.
  • D’ici là, le feu de la salle polyvalente doit être mieux sécurisé. Trop de véhicules passent quand il est rouge, parfois consciemment, parfois semble-t-il parce qu’il n’est visible qu’au dernier moment dans le sens Est-Ouest, dans certaines conditions de lumière. Il en va de même pour le passage piéton de la rue anglaise.
  • Par ailleurs, comme nous le disons régulièrement, faciliter les modes de déplacements doux est le meilleur moyen de réduire la circulation automobile, en particulier sur les deux accès par les chemins de Chabestan et de Fontgiraude. Plus il sera facile de se rendre à pied où à vélo à l’école, moins il y aura de voitures – et plus les personnes qui n’ont d’autre choix que de circuler en voiture pourront accéder aisément à l’école Chabestan. Nous repenserons circulations et stationnement pour faciliter cet accès. Enfin, l’organisation d’activités périscolaire sur Chabestan plutôt qu’ailleurs (école de musique, par exemple), étalera les heures de récupération des enfants et désengorgera le parking à 16h30, heure de pointe du soir.