Memory de Marylène Moucheron : rappelons-nous 2008-2014 !

Nous avons largement alerté sur nos différences avec Alain Maurice. A la lecture de son programme, nous doutons de sa capacité à le financer sans dommages pour le service public.  Nous craignons pour les finances de la ville au vu de la dette qu’il a laissée dériver à Valence entre 2008 et 2014.

Nous avons aussi des différences fortes avec le programme porté par Marylène Moucheron. Celui-ci semble plus raisonnable que celui d’Alain Maurice. Nos craintes sont plutôt fondées sur ce que Marylène Moucheron et ses colistiers ont fait (et peut-être plus encore n’ont pas fait) lorsqu’elles et ils étaient adjoint·es de Gilbert Trémolet (de 2014 à 2020).

Ainsi, Gilbert Trémolet était premier adjoint quand le processus de classement de la zone de Chamarges en « Aire de VAlorisation du Patrimoine » (AVAP), a été lancée par Georges Berginiat en 2011. L’adoption a eu lieu alors qu’il était maire, et Marylène Moucheron adjointe – le 17 décembre 2014, après trois ans de procédure. La transformation en « Site Patrimonial Remarquable » (SPR), s’est faite automatiquement par la loi en 2016. C’est notamment ce classement AVAP (puis SPR) qui rend l’implantation d’un hôpital sur ce site quasiment impossible. Sauf à démontrer qu’il n’a ni solution de reconstruction ni autre site adapté disponible, ce qui n’est pas le cas. Pour dépasser toutes les contraintes et changer le classement des terres, il faudrait ouvrir un long processus, extrêmement aléatoire et susceptible d’être annulé à tout moment par d’inévitables recours.

C’est pourtant la même Marylène Moucheron qui promet aujourd’hui que l’hôpital verra le jour à Chamarges, sur un terrain dont elle a pourtant voté le classement AVAP devenue SPR et qui bloque toute nouvelle construction.
Ce sont les mêmes qui ont laissé l’hôpital acheter cette parcelle… sans soumettre cette décision au vote du Conseil municipal ou du Conseil communautaire. Décider, sans vote, de proposer de construire un hôpital sur un terrain inconstructible : voilà ce que Marylène Moucheron et ses colistiers ont fait lorsqu’ils étaient dans la majorité municipale. C’est cette erreur qui explique que l’on parle encore du dossier de l’hôpital à Chamarges, alors qu’il aurait dû être refermé dès 2020.

Gilbert Trémolet et ses adjoint·es se sont toujours vantés d’avoir tenu les finances de la ville et d’avoir transmis une ville aux finances saines à Isabelle Bizouard.
Mais à force de vouloir trop économiser, on s’endette. À refuser de changer les tuiles, on finit par devoir changer la toiture…
C’est précisément ce qui se passe : Gilbert Trémolet et Marylène Moucheron ont laissé une dette patrimoniale conséquente à la ville. La toiture du musée n’a pas été rénovée à temps, il faut donc la refaire toute entière. Il n’y avait, jusqu’à l’élection d’Isabelle Bizouard, aucun plan de gestion et de rénovation thermique des bâtiments publics, dont l’état s’est donc dégradé. Seul le cinéma a été isolé sur 3 murs. Mais gymnase, écoles, salle polyvalente ont dû trop attendre au prix de dépenses énergétiques qui ont explosé.

Ce sont les mêmes qui n’ont pas anticipé avec le département, la possibilité pour les bus de pouvoir emprunter le Boulevard Adolphe Ferrier en provenance de la déviation sous le cimetière. Résultat : l’arrêt de bus envisagé sur l’Avenue Sadi Carnot, s’est retrouvé déplacé. Les bus doivent faire un détour sur des voies inadaptées. Ils dégradent ainsi allègrement la Rue Auguste Simon et les avenues Maurice Faure et du Vercors. Et l’ensemble de la circulation sur la place St Pierre dysfonctionne, sans parcours vélo sécurisé et séparé des piétons dans ce secteur très fréquenté.

Ce sont les mêmes qui n’ont pas assez verbalisé les dépassements de durée de stationnement place du Mazel. Le respect des contraintes d’une zone bleue est essentiel pour que les commerces du centre-ville puissent fonctionner correctement. Que n’a-t-on entendu de leur part, quand l’équipe sortant a de son côté tardé à créer une place de stationnement 20 minutes à proximité de la pharmacie…

Ce sont les mêmes qui ont voulu imposer un sens unique aux vélos rue Buffardel, au mépris du droit ; sens unique que le tribunal administratif s’est donc empressé d’annuler.
Ce sont les mêmes qui ont refait toute l’avenue Sadi Carnot sans prévoir de collecteur séparatif des eaux pluviales, imposant de coûteux travaux de deux à trois millions d’euros pour un second bassin pour la rétention des eaux usées, à l’équipe qui obtiendra la majorité les 15 et 22 mars prochains.

Ce sont les mêmes qui ont décidé d’implanter la maison médicale loin du centre-ville; une décision regrettable, dont on perçoit désormais les conséquences : c’est un facteur clef dans la fermeture de la pharmacie du Mazel.
Ce sont les mêmes qui ont laissé les notaires, les experts comptables et salon de coiffure quitter la place du marché, la rue Camille Buffardel et la place Saint Pierre pour partir en zone d’activité.
Ce sont les mêmes qui ont permis l’agrandissement de l’Intermarché.

Ce sont pourtant elles et eux qui reprochent aujourd’hui à l’équipe sortante d’être responsable du déclin supposé de Die et de la fermeture des commerces du centre-ville.

Ce sont les mêmes qui ont refusé la main tendue par Isabelle Bizouard et son équipe, au soir du second tour des élections de 2020 : elle leur proposait de travailler ensemble. Mais Gilbert Trémolet, Marylène Moucheron et leurs colistiers ont préféré s’enfermer dans une opposition stérile, contribuant parfois activement à aviver les tensions locales (casserolade devant le Conseil municipal, etc.). À l’inverse, ils n’ont pas réellement soutenu les élu·es de la majorité, qui n’ont pas dénoncé les violences verbales que ces élu·es ont subi tout au long du mandat qui s’achève – laissant entendre que ces élu·es seraient responsables des tensions, alors qu’ils et elles en sont avant tout les victimes. Pariant ainsi sur le fait que la détérioration du débat local bénéficierait à l’opposition.

Les mots ont un sens, les actes qui découlent des positionnements politiques aussi. Nous constatons tout ce que cette majorité de centre droit n’a pas fait ou mal fait et nous assumons pleinement notre position de liste citoyenne, écologiste et de gauche pour faire autrement. Nous sommes heureux de bénéficier du soutien de Marie Pochon, députée de la Drôme.

Pour la liste « Vivre ensemble », Philippe Méjean