Question du JDD aux listes candidates (Édition du 28 Janvier 2026)

– 1 – On connait votre position sur l’hôpital. Si vous êtes élus, quelles décisions allez-vous prendre dans la première année de votre mandat ? Remettrez-vous en cause le processus et le calendrier actuel ?

Le programme et les financements de l’hôpital sur Chanqueyras sont validés par l’État. Nous signerons le permis de construire. Nous concerterons les habitants du quartier sur l’adaptation des aménagements pour minorer les impacts sur le quartier. Nous lancerons les marchés publics des aménagements à la charge de la commune. C’est le choix de la raison en l’état du dossier. Changer de site, comme pour la déviation en 2008, c’est prendre le risque de ne jamais avoir d’hôpital moderne à Die. Ne jouons pas notre hôpital au casino de promesses incertaines !
Nous demanderons la remise à la ville de l’hôpital actuel, dépollué et à un prix acceptable. Nous travaillerons à sa reconversion avec les habitants, pour faciliter la circulation et le stationnement des résidents du centre-ville…
Si le permis n’était pas signé dans l’année, nous engagerions un travail de comparaison poussée d’alternatives. Cela aurait dû être fait en 2021 si l’État l’avait accepté. Chargières est disponible, reconstruire sur place est possible. C’est plus rapide, moins coûteux pour l’état, sans friche hospitalière pour des années, sans impact sur la vitalité du centre-ville et les finances locales.
Un hôpital public moderne est indispensable ! Mais ce n’est qu’une pièce de l’offre de soins à renforcer, en concertation avec la communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS), la direction et les services de l’hôpital. Nous organiserons une conférence des partenaires pour exposer publiquement les engagements de chacun. L’important, ce sont les services proposés, pas le lieu d’implantation.

– 2 –  S’il existe encore une possibilité de rouvrir une seconde pharmacie à Die, quelle sera votre action ?

Ce n’est malheureusement plus un sujet. Les choix faits en 2014-2018 d’accepter le départ de services vers la zone d’activité, puis de construire une maison médicale à Chanqueyras ont été fatals. Quand on sort les activités essentielles du centre-ville, les gens y vont moins. Nous ferons respecter toutes les zones bleues pour garantir un accès facile aux commerces du centre qui se démènent pour le faire vivre. Outre la reconversion de l’hôpital, nous soutiendrons le commerce grâce à une rue agréable, des usagers respectueux, des animations régulières.

– 3 – Quel rôle peut jouer une municipalité pour favoriser l’installation de nouveaux professionnels de santé (médecins, dentistes, etc.) ?

L’organisation mondiale de la santé définit la santé comme « un état complet de bien-être physique, mental et social ». La municipalité agira avant tout pour de bonnes conditions de vie : eau et alimentation de qualité, logements salubres…
Mais dans le Diois, le recours aux soins est difficile alors que l’état de santé global est inquiétant. Cela s’explique par des déplacements coûteux, notamment pour les spécialités. Le taux de pauvreté de 22 % est alors un obstacle.
En réponse, nous proposons la création d’un Centre de santé communautaire. C’est une structure de soins à but non lucratif. Elle regroupe les professionnels de santé, les acteurs sociaux et des habitants. Elle propose des actions de prévention en santé physique et mentale. Elle oriente et facilite l’accès aux soins en coordination avec l’Agence Régionale de Santé. Elle accueille des praticiens dans le cadre du système de sécurité sociale. Elle propose un accompagnement social si besoin. Nous poursuivrons les discussions avec le département pour utiliser les locaux de l’ancien centre de santé sexuelle dont une partie des activités seraient reprises. Remettons des services de santé en centre-ville. Articulons-les aux actions des centres communal et intercommunal d’action sociale (CCAS et CIAS).
Accueillir des professionnels de santé, c’est aussi une politique de logement, des services publics renforcés, une ville accueillante. Fidèle à ses principes de participation, la liste Vivre ensemble travaillera avec l’ensemble des professionnels et acteurs du territoire pour envisager l’accueil de formations aux métiers du soins.

Pour la liste « Vivre ensemble », Brigitte Zimmermann, Olivier Royer et Philippe Méjean