Question du JDD aux listes candidates (Édition du 4 Février 2026)

– 1 –  Allez-vous maintenir le plan de circulation actuel et la commission des mobilités ?

Le plan de circulation actuel réduit le transit inutile, apaise le centre-ville. Il redonne de la place aux piétons, aux commerces et aux usages du quotidien. Inciter à venir à pied ou en vélo au centre-ville, c’est laisser de la place pour celles et ceux qui ne peuvent y venir qu’en voiture. Revenir en arrière serait un contresens.
Mais le plan de circulation doit rester évolutif. Il sera évalué régulièrement et ajusté à partir des usages et des besoins réels exprimés par les riverain·es, les commerçant·es et les publics les plus fragiles. Nous privilégierons des aménagements expérimentaux à coût maîtrisé, avant toute pérennisation. Des adaptations de type sens unique « sauf riverains », comme pour l’accès à Beaume par la rue du Salin seront mises en place. Le stationnement résidentiel sera facilité, notamment sur le site de l’hôpital actuel.
La commission communale des mobilités sera maintenue. Les associations d’usagers y jouent un rôle essentiel. Nous l’élargirons avec la commission communale pour l’accessibilité et avec des représentant.es désigné.es en réunions de quartier. Cela permettra de mieux tenir compte des réalités du terrain pour faire le bilan des expérimentations et orienter les décisions.

– 2 – Quelle place donnerez-vous aux mobilités douces (construction de pistes cyclables, actions de prévention, aménagements particuliers pour les piétons, création de navettes, etc…) ?

Les mobilités douces sont déjà une réalité à Die : près d’un tiers des déplacements domicile-travail-écoles se font à pied ou à vélo. Notre responsabilité est de sécuriser, faciliter et élargir ces pratiques, sans opposer les usagers entre eux.
Nous compléterons les aménagements cyclables et piétons sécurisés, notamment sur la traversée Est-Ouest (avenue de la Division du Texas, rue Maurice Faure, avenue du Vercors, route de Ponet…), en concertation avec les riverain·es.
Les véhicules à assistance électrique, en particulier des trottinettes, ne peuvent pas se développer au détriment de la sécurité des piétons. Nous agirons donc sur la pédagogie et le respect des règles pour tous les véhicules : vitesse, partage de l’espace public, éclairage et avertisseurs sonores adaptés, complétés par des contrôles proportionnés. Nous défendons une réglementation lisible et respectée partout : rappel strict des vitesses autorisées, priorité absolue aux piétons dans les zones de rencontre…
Dans cette logique, nous concerterons pour simplifier le statut de la rue Buffardel et ses deux réglementations, tantôt zone de rencontre, tantôt piétonne. Nous maintiendrons son double sens cyclable. Nous sensibiliserons, puis sanctionnerons les comportements dangereux avec des contrôles adaptés.
Clarifier et appliquer les règles, c’est réduire les conflits d’usages et améliorer la cohabitation entre piétons, cyclistes, trottinettes et automobilistes. C’est aussi régler la question du bruit des motos.

– 3 – Beaucoup de voiries sont en mauvais état et ne facilitent pas la circulation des personnes à mobilité réduite. Que comptez-vous faire à ce sujet ?

L’état de certaines voiries et trottoirs est un frein majeur aux déplacements des personnes à mobilité réduite (PMR). C’est une question de sécurité, de dignité et d’égalité d’accès à la ville.
Nous mettrons en place une programmation pluriannuelle de remise à niveau des voiries, priorisée à partir des usages réels : cheminements PMR, accès aux services publics, aux écoles, au centre-ville et aux équipements de santé. Chaque intervention sera pensée de manière globale : revêtements, plateaux traversants, continuités de cheminements, éclairage, bancs de repos, ombrage, signalétique claire.
Notre objectif est simple et exigeant : une ville que l’on peut parcourir sereinement, quel que soit son âge, sa condition physique ou son lieu d’habitation.

Pour la liste « Vivre ensemble », Etienne Zahnd, Olivier Royer et Philippe Méjean