Malgré le contexte, se donner d’autres marges de manœuvre que la hausse fiscale.
La situation financière de la commune fin 2025 bénéficie des recettes exceptionnelles de 2023 et 2024 : dotation ponctuelle et legs. Mais ses charges augmentent plus vite que ses recettes. Et la municipalité actuelle envisage des augmentations fiscales. Nous aurions souhaité que ces hausses fiscales soient en partie évitées, plus progressives, plus justes. Certes, le contexte a sa part : inflation, baisse des subventions et dotations aux collectivités. Certes, lors des mandats précédents, sous couvert de « bonne gestion » et faute de vision stratégique, l’entretien du patrimoine communal vieillissant a été négligé, les projets neufs ont primé sur les rénovations, rajoutant des coûts de fonctionnement.
Alors, investissons de manière raisonnée, avec une vision à long terme. Priorisons pour rendre des services à la population à coûts mesurés. Nous le ferons avec la rénovation de l’espace Chabestan (écoles, parc et salle polyvalente). Avec les usager·es, nous concevrons des bâtiments modulables et mutualisés pour réduire les coûts et les impacts environnementaux.
Investissons dans la rénovation énergétique, l’entretien des bâtiments et des voiries, ce qui, au final, coûte moins cher.
Mobilisons de nouveaux financements, avec des tiers-investisseurs pour la rénovation énergétique où l’investissement est porté par un tiers et les remboursements sont couverts par les économies d’énergie. Explorons la création d’une fondation territoriale pour restaurer notre patrimoine. Imaginons un « abonnement » au territoire pour que les habitant·es, les touristes soutiennent les acteurs culturels, du sport et des loisirs.
Maîtrisons les dépenses de fonctionnement en internalisant ou mutualisant des compétences, avec la communauté de communes, pour éviter des études externes coûteuses.
Travaillons à une fiscalité locale plus juste. Poursuivons la mise à jour des bases fiscales, pour régulariser les travaux réalisés, non déclarés et taxer tous les contribuables de manière équitable. Augmentons la surcote sur la taxe d’habitation pour les résidences secondaires. Baissons la redevance sur l’eau pour rendre aux usagers le fruit des économies réalisées ces dernières années. Travaillons à des tarifs sociaux, saisonniers et progressifs sur l’eau et l’assainissement.
Malgré le contexte défavorable, nous saurons trouver une voie pour investir dans l’avenir et le bien-vivre à Die.
Pour la liste « Vivre ensemble », Charlotte VAILLES et Philippe MEJEAN